Magritte 2012
Helena Noguerra, Maîtresse de cérémonie.

L’an dernier, elle avait la lourde tâche d’être la maîtresse de cérémonie des tout premiers Magritte du cinéma. Ce qui équivaut à peu près à se jeter du sommet de l’Atomium sans filet. En Belgique, c’est ainsi : on est critique, très critique. Surtout avec les nôtres. On ne pardonne rien ! Certain(e)s l’imaginent même en Marsu plagiant Gad Elmaleh, c’est dire…

Mais voilà: la demoiselle a du talent et des ressources. On l’attendait au tournant, elle n’en avait cure. Elle a déboulé de face, sans complexe, avec sa propre personnalité, son incroyable vitalité et elle a séduit. Drôle et impertinente, elle a mené tambour battant cette fête du cinéma qui lui allait comme un gant. Du coup, personne n’a jamais remis en doute l’idée qu’elle serait aussi la maîtresse de cérémonie de cette nouvelle édition. Et c’est une excellente nouvelle.

 

 

Qui? En 2010, c’était la question qui tarabustait les organisateurs de la toute première édition des Magritte du cinéma. Qui pour se jeter à l’eau et présenter devant toute la profession une première cérémonie où tout restait à inventer? Un rythme, un ton, une attitude. L’Académie Delvaux s’était mis en quête d’une personnalité tonique, originale, professionnelle, inattendue. Bien vite, le nom d’Helena Noguerra fit l’unanimité: cette artiste mutine excelle dans des disciplines variées. Son charisme, sa présence d’esprit et son charme pétillant ont séduit tout le monde. Sa présence scénique et son audace ont fait le reste.

 

Actrice, chanteuse, réalisatrice, romancière et… belge, Helena Noguerra a échappé par son travail et son talent au syndrome « sœur de », ce qui n’est pas à la portée de la première venue. Née à Bruxelles le 18 mai 1969, elle n’a peur de rien. Et surtout ne doit rien à personne.

 

Mannequin à 15 ans, elle enregistre à 20 ans son premier single Lunettes noires, que Thierry Ardisson s’empresse de reprendre comme générique de son émission culte Lunettes noires pour nuits blanches. La belle ne vit alors que pour sa passion, intervient dans le clip d’Indochine Tes yeux noirs réalisé par Serge Gainsbourg, sort un deuxième single, devient animatrice sur M6 et travaille sur son premier album Projet Bikini (1999). Elle enregistre deux autres albums, Azul (2001) et Née dans la nature (2004).

 

Mais Helena ne s’arrête pas là et tente l’aventure cinématographique et littéraire avec brio. Deux livres et quelques films plus tard, elle se tourne vers le théâtre où elle coécrit Et après… (2004) avec Barbara d’Alessandri, mise en scène par Dominique Farrugia. Depuis, rien ne stoppe Helena, présente sur tous les fronts, avec une prestation remarquée dans L’Arnacoeur et une tournée avec le groupe Nouvelle Vague, cette artiste éclectique continue son parcours atypique, enchaîne les expériences et les succès. Le cinéma, la scène, la télévision, le direct…

 

Récemment, elle était la précieuse madame Gratin dans le très sous-estimé L’Elève Ducobu, Laetitia dans Mafiosa, une psychothérapeute dans la série Fais pas ci Fais pas ça et Madame Stiévenart dans l’excellent téléfilm A 10 minutes de nulle part. On l’a vue aussi au festival de l’Alpe d’Huez dans La Clinique de l’Amour (sortie imminente) et on la reverra dans les Vacances de Ducobu, bien entendu.

 

Belle, audacieuse, intelligente, Helena reviendra donc avec ou sans moustache sur la scène du Gold Hall au Square et sur les écrans de BeTV le 4 février à 20h.
Que la fête pétille !

 

 

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