Le retour de Tom Cruise vers le cinéma d’auteur s’annonce spectaculaire et pour le moins inattendu. Après des années rythmées par les cascades de Mission: Impossible et les vols de Top Gun, l’acteur s’associe au cinéaste multi-oscarisé Alejandro González Iñárritu (Birdman, The Revenant) pour un projet baptisé Digger. Ce long-métrage, qui marque un virage radical pour la star de 64 ans, sortira le 30 septembre.
Loin des drames sombres ou des purs films d’action auxquels il a habitué son public, Digger est présenté comme une comédie noire chorale aux proportions catastrophiques. Tom Cruise y incarne Digger Rockwell, un magnat du pétrole immensément riche et considéré comme l’homme le plus puissant du monde. Persuadé d’être le sauveur messianique de l’humanité, sa quête obsessionnelle va malheureusement déclencher une série de catastrophes écologiques monumentales et incontrôlables. Iñárritu livre ici une satire politique et écologique féroce, portée par une énergie maniaque et absurde qui rappelle le style de son acclamé Birdman.
Pour incarner ce personnage excentrique, Tom Cruise a accepté de casser son image de héros athlétique et éternellement jeune. Dans les premières images de la bande-annonce, l’acteur apparaît métamorphosé: vieilli, les cheveux blancs et clairsemés, affichant une silhouette alourdie par un léger ventre et des traits marqués. Cette transformation audacieuse, qui évoque son travail passé dans Magnolia de Paul Thomas Anderson ou sa prestation déjantée dans Tropic Thunder, montre le plaisir évident de la star à habiter un rôle aux antipodes de sa persona habituelle.
Pour donner la réplique à Digger Rockwell, le cinéaste mexicain a réuni une distribution d’ensemble impressionnante. On y retrouve notamment la comédienne allemande Sandra Hüller (Anatomie d’une chute….), John Goodman dans le rôle du Président des États-Unis, mais aussi Jesse Plemons, Riz Ahmed, Michael Stuhlbarg et Emma D’Arcy. Ce casting cinq étoiles promet une dynamique de groupe électrique au service d’une mise en scène millimétrée.
Sur le plan technique, la production s’est donné les moyens de ses ambitions avec un budget estimé à 125 millions de dollars. Le tournage, qui s’est achevé au Royaume-Uni, a été supervisé par le chef opérateur fétiche d’Iñárritu, Emmanuel Lubezki. Fidèle à l’amour du grand cinéma, l’équipe a choisi de tourner sur pellicule 35 mm avec le procédé vintage VistaVision, garantissant une esthétique visuelle d’une richesse exceptionnelle.
Sortie ce 30 septembre 2026, donc ! Ce long-métrage pourrait bien replacer Tom Cruise dans la course aux Oscars dramatiques.
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