Le comédien belge Renaud Rutten est à l’affiche ce mercredi du film de Jeanne Gottesdiener Un Noël en famille, dont il partage l’affiche avec Noémie Lvovsky et Didier Bourdon, mais aussi la jeune comédienne belge Janaina Halloy Fokan. Rencontre éclair autour de ce film de Noël pas comme les autres.
L’histoire? Carole, Maire d’un petit village, s’implique à fond dans les festivités de sa commune pendant qu’Alain, son mari moderne et dévoué, s’occupe d’organiser le réveillon familial. Mais lorsque les enfants arrivent, le rêve d’un Noël serein s’effondre et le couple subit une attaque en règle de toutes les traditions familiales en mode protection de la planète, défense des animaux et développement durable ! Si on ajoute à ça les manoeuvres de Victor, l’opposant de Carole pour la mairie, autant dire que la trêve tant souhaitée s’annonce mouvementée… Comme le Noël de Camile et Alain, le film s’inscrit dans une tradition qu’il n’hésite pas à réinventer.
Comment décririez-vous le film en quelques mots?
Oubliez vos a priori sur les films de Noël! Ici c’est bien un film de Noël, mais ce n’est pas une comédie romantique pleines de bonnes intentions et de fausses gentillesses. C’est un film de Noël, mais réaliste, ou encore un film de Noël pas nunuche.
Qui est Victor, votre personnage?
Un opposant politique qui vient troubler la fête. C’est toujours amusant à jouer, les emmerdeurs. Je crois que c’est Daniel Prevost qui disait que si tu as une histoire d’un homme qui aime une femme et qu’il n’y a pas de mari cocu ou jaloux, le film est bien court. Il faut un personnage qui vient foutre la merde. C’est jouissif de jouer les empêcheurs de tourner en rond. Bon, puis les personnages hauts en couleur, c’est ce que j’aime.
C’est un opposant politique qui joue les grands seigneurs alors qu’il n’est que sournoiserie.
Oui, c’est comme on dit en wallon, Dji vou, dji’n pou ! J’aimerais bien mais je n’y arrive pas.
C’est aussi un vrai film de Noël car il rassemble toutes les générations, en essayant de comprendre tous les points de vue.
Jeanne la réalisatrice est une femme de caractère, capable de se mettre à la place de chacun et chacun, l’ado révoltée, le mari un peu las. Les personnages sont face à leurs contradictions. Je pense que beaucoup de gens peuvent se retrouver dans le film.
Il y a un ancrage très local dans le film, c’est un film de village.
On a tourné à Deulin, un joli petit village de la province du Luxembourg, avec de vrais commerçants de marché de Noël. J’aime beaucoup ce côté terroir, évidemment. Et puis bon, tourner en Belgique, ça me permet de rester près de chez moi! Je crois que les Français aiment beaucoup tourner en Belgique, c’est moins hiérarchisé. Si une voiture est dans le champ, on cherche pas l’assistant de l’assistant de l’assistant pour la déplacer, on y va. Les gens se compliquent moins la vie, et on se mélange, il y a un vrai esprit d’équipe. C’est ma petite expérience en tous cas. Ca me semble plus facile d’être en Belgique, même si j’ai fait de magnifiques tournages en France.
Quels sont vos projets?
Je viens de tourner pendant un mois au Maroc pour le premier long métrage de Jérémy Ferrari, avec Eric Judor et Laura Felpin. C’était très sympa. Et puis j’ai des projets d’écriture avec mon ami de toujours Clément Rivière, un long métrage qui se passerait entre Liège et Paris, dans une voiture. Je travaille aussi avec Sylvestre Sbille sur un nouveau film. Bon, sur 20 projets qu’on fait, à la fin il n’y en a peut-être qu’un ou deux qui aboutissent. Mais j’ai de vraies envies d’écriture. Et toujours ancrées dans une réalité que je connais. Ce que j’aurais rêvé d’écrire, c’est Un air de famille, Cuisines et dépendances, des histoires qui parlent du quotidien des gens, de leur capacité à affronter les problèmes.
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