Prêt·es pour une nouvelle année de cinéma belge? Le premier semestre 2026 s’annonce chargé en sorties diverses et variées, qui devraient satisfaire tous les goûts!
L’année commencera fort début février avec la sortie du nouveau film de Marta Bergmann, L’Enfant bélier, découvert en ouverture du Cinemamed. L’Enfant bélier use de la force de la fiction pour éclairer les zones d’ombre d’un fait divers tragique devenu un pan de l’Histoire des parcours migratoires dans l’Europe du XXIe siècle, l’affaire Mawda. Il sera en salle le 4 février prochain.
Le 4 mars sort Real Faces, premier long métrage de la cinéaste flamande Leni Huyghe, un film viscéralement bruxellois, présenté en première mondiale au prestigieux américain South by Southwest à Austin, avec Leonie Buysse et Georges Ocloo, mais aussi Yoann Blanc. On vous en reparle très vite.
La semaine suivante, le 11 mars donc, sort Cap Farewell de Vanja d’Alcantara, un drame familial qui emprunte au film noir, sur fond d’émancipation féminine. Peut-on fuir son passé? Peut-on reconstruire sur des cendres? Et surtout, comment refaire sa vie après la prison, quand la privation de liberté correspond aussi à une privation d’outils pour grandir? Autant de questions que se pose Toni, incarnée par Noée Abita, qui retrouve sa mère et sa fille en sortant de prison, mais aussi son amour de jeunesse, et ses mauvaises fréquentations.
Le 18 mars, c’est au tour de Laurent Micheli de dévoiler son troisième long métrage de fiction, Nino dans la nuit, portrait à vif et poétique de Nino, jeune homme en quête de sens, et de toute une jeunesse, précarisée mais qui refuse l’ordre imposé des choses, quitte à se brûler les ailes. En tête d’affiche, deux jeunes talents belges, la comédienne Mara Taquin, que l’on ne présente presque plus (vue dans La Petite, Chiennes de vie, La Riche, Rien à foutre, Ennemi public), et Oscar Louis Högström, qui tient là son premier grand rôle.
Le 25 mars, rendez-vous avec La Danse des renards, premier long métrage de Valéry Carnoy (remarqué avec le court métrage Titan), présenté en mai dernier à Cannes à la Quinzaine des Cinéastes, où le film a remporté le Coup de Coeur des Auteurs SACD, ainsi que le Label Europa Cinémas. Un premier film fluide et fougueux, sur la puissance des premières amitiés, qui nous invite à emboîter le pas de Camille, jeune boxeur prodige trahi par son corps.
Le même jour sortira le premier long métrage de fiction de la comédienne (vue et adoré notamment dans Des gens bien ou HPI) et réalisatrice (lauréate du Magritte du Meilleur court métrage en 2020 pour Matriochkas) Bérangère McNeese. Filles du ciel, que l’on a pu découvrir au Festival de Namur, suit la trajectoire d’Héloïse, jeune adolescente en décrochage qui trouve au sein d’un groupe de filles la force et l’amour indispensables pour prendre son envol. Le film est porté haut par son formidable quatuor d’actrices, composé d’Héloïse Volle (qui était déjà l’héroïne de Matriochkas), Shirel Nataf, Yowa-Angélys Tshikaya et Mona Bérard. On retrouve également Jonas Bloquet au générique.
Le 29 avril est programmée la sortie du premier long métrage de Catherine Cosme, Sauvons les meubles, avec les excellents Vimala Pons et Yoann Zimmer, l’histoire de Lucile et Paule, soeur et frère appelés chez leurs parents car leur mère est mourante. Ils ignoraient la maladie, mais découvrent un autre secret : leur mère a usurpé l’identité de Lucile pour s’endetter lourdement. Dans cette urgence, avant que leur mère ne disparaisse, ils vont devoir trouver le chemin du pardon et sauver bien plus que des meubles.
A noter pour terminer que l’on devrait également découvrir au printemps L’Ile de la demoiselle, le nouveau film de Micha Wald, film historique ambitieux sis au XVe siècle entre procès pour sorcellerie et histoire de survie, inspiré de la destinée de Marguerite de la Rocque, et incarné par Salomé Dewaels.
Hâte de voir tous ces films sur nos écrans!
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