Une nuit, c’est court !

En ce début d’été, le court est fort couru. On tourne, on remet des trophées et on organise des projections. Heureusement. Nous vous avons parlé hier de la soirée bruxelloise qui se tiendra ce vendredi. Le même jour, presque à la même heure, une manifestation analogue se tiendra à Liège.  Elle dure depuis un bon bout de temps et prend chaque année de l’ampleur. En juin 2011, de petites bébêtes en 3D avaient provoqué l’enthousiasme général. Excellente nouvelle, elles seront à nouveau au rendez-vous cette année. Mais le grand méchant loup pourrait bien leur voler la vedette.

 

Depuis 8 ans, la place St Etienne, à Liège, accueille la Nuit du court-métrage. Il s’agit, en association avec le Clap (bureau d’accueil des tournages), d’une initiative de Promuséa, asbl créée à Liège en mars 2005 par un groupe de personnes issues d’horizons divers, désireuses d’apporter une réflexion positive et une action concrète au monde culturel liégeois. Son objectif ? Améliorer le positionnement et la reconnaissance internationale de Liège en tant qui bouge. Avec en tête l’objectif de l’exposition 2017, c’est plus que jamais d’actualité.

 

 

Parmi les treize courts sélectionnés on notera Fable Domestique (ci-dessus) et La Version du Loup (ci-dessous), tous deux d’Ann Sirot et Raphael Balbon, tous deux produit par Frakas, Mauvaise Lune de Meryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron, Que la suite soit douce d’Alice De Vestele (entre chien et loup) ou le Colocateur de Nicolas Monfort (Un soir… Un grain). Entre autres…

Comme d’habitude, le programme est musclé et appétissant.

 

 

Mais comme l’an dernier, c’est pourtant Nozon, une petite société liégeoise très dynamique, qui risque de tirer son épingle du jeu en proposant quatre épisodes inédits de la série animée Minuscule que la société liégeoise anime dans son antre du Pôle Image liégeois.

 

 

Nozon ? Le studio d’animation  a le vent en poupe. Principalement actif sur le marché des spots publicitaires, il est spécialisé dans les effets spéciaux digitaux et s’est taillé une fort jolie réputation dans le petit monde de la postproduction. Sur le marché des spots, sa clientèle est internationale (BMW, Audi, Chevrolet, Pontiac, Danone, Coca-Cola, ING, CIC, KBC, Lancôme, Electrabel, Luminus, Iberdolda…).

 

 

Mais depuis quelques années, Nozon a abordé le marché de la fiction. Sa participation à la série Minuscule fut un grand succès qui lui permet aujourd’hui de travailler sur le long métrage d’Hélène Giraud & Thomas Szabo : La vallée des fourmis perdues qui sera proposé en 3d dans les salles équipées.  De purs Liégeois qui, avec des sociétés comme Digital Graphics ou Waooh, installent la cité ardente sur la carte de l’animation européenne.

 

À partir de 20h, la soirée cinéphile sera précédée d’un vernissage d’expo photo « Cinéma » de Goldo au Fiacre (Place St-Denis) puis de l’incomparable fanfare « Pouet-en-stock ».

 

 

Comme l’an dernier, l’évènement sera animé par Philippe Reynaert accompagné d’une poignée de Guest Stars. On vous laisse la surprise.

 

Le programme complet est à découvrir ici

Check Also

Ce-qui-nous-lie

« Ce qui nous lie », interroger la parentalité

Avec Ce qui nous lie, son premier long métrage documentaire, Sonam Larcin se penche sur …