La réalisatrice fera très bientôt doublement l’actualité. Puisque son Virgin Suicides de 1999/2000 ressortira ce 20 décembre en version restaurée 4K. Tandis que son nouveau film, Priscilla, est attendu le 3 janvier.
Sofia Coppola s’est d’ailleurs réjouie que ce coup de pouce technologique, à la fois pour le son et l’image, rende hommage à son sens de l’esthétique, comme elle l’a confié lors d’une interview au journal britannique « The Guardian »: « Souvent, les films sur les adolescents accordent peu d’attention à la direction photographique. Il n’existe pas beaucoup de films de qualité artistique faits pour le jeune public. Mais je voulais les traiter avec respect, regarder correctement cette période profonde et riche en émotions. »
Et puis, cette sortie sera aussi l’occasion de remettre Virgin Suicides dans son contexte. Comme en attestait Célia Sauvage, chercheuse et co-autrice (avec Adrienne Boutang) du livre Les Teen Movies (Vrin, 2011) au site « Trois Couleurs »: « Virgin Suicides est sorti en plein renouveau des « productions teen », après les succès de Clueless, de Scream ou d’American Pie. Mais il se présentait en rupture avec eux. Le film renouait en effet avec la tradition des teen movies nostalgiques ne se déroulant pas dans un cadre contemporain, comme Grease, American Graffiti ou Retour vers le futur. Mais il s’attaquait aussi à un élément fondamental du genre: la banlieue pavillonnaire, qui ici n’incarne pas l’image d’une communauté et de familles soudées ou aimantes, Sofia Coppola exhibant l’hypocrisie et l’oppression qui règnent dans ce décor sacré de l’idéologie américaine. »
Et puis, après avoir replongé dans l’univers de Miss Coppola, il sera temps de découvrir son nouveau Priscilla (sortie le 3 janvier) qui auscultera la vie d’Elvis Presley à travers le prisme de son épouse.
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