Le cinéma et la franchise de jeu vidéo Resident Evil entretiennent une relation longue et mouvementée. Après la pérégrination d’action menée par Milla Jovovich et le reboot Bienvenue à Raccoon City (2021) très ancré dans le fan-service, la saga s’apprête à entamer un tout nouveau chapitre. Prévu en salles cet automne, le prochain long-métrage est confié à Zach Cregger, le réalisateur acclamé du film d’horreur Barbare (2022) et du thriller Weapons.
En coécrivant le scénario avec Shay Hatten (John Wick 3 & 4), le cinéaste opte pour une approche inédite : faire l’impasse sur les visages emblématiques de la franchise pour mieux capturer l’essence de l’horreur.
La grande surprise de cette nouvelle adaptation réside dans l’absence délibérée des héros habituels des jeux vidéo. Ni Leon S. Kennedy, ni Jill Valentine, ni Chris Redfield ne seront à l’affiche. Zach Cregger assume pleinement ce choix créatif, expliquant que les jeux vidéo existent déjà pour raconter leurs histoires et qu’intégrer ces figures d’action surentraînées nuirait à la tension horrifique.
L’histoire mettra en scène un protagoniste inédit nommé Bryan, incarné par l’acteur Austin Abrams (Euphoria, The Walking Dead). Décrit comme un « idiot » ordinaire par le réalisateur — au sens où il ne s’agit pas d’un super-soldat ou d’un agent d’élite —, Bryan est un coursier médical dépassé par les événements.
Envoyé effectuer une livraison d’organes en pleine nuit dans un hôpital isolé aux alentours de Raccoon City, Bryan renverse une femme sur une route de montagne enneigée. En lui portant secours, il se retrouve piégé au début d’une épidémie biologique terrifiante, confronté à des créatures mutantes à base de tentacules et à des monstruosités issues de la bio-ingénierie.
Bien qu’il se détourne de l’intrigue des opus de la société Capcom, qui sort Resident Evil en jeu vidéo, le film prendra place au cœur du même univers canonique, chronologiquement situé autour des événements de Resident Evil 2 et Resident Evil 3 (avant la destruction totale de Raccoon City).
L’objectif affiché du réalisateur n’est pas de reproduire les scènes des jeux plan par plan, mais de retranscrire la sensation de vulnérabilité et d’angoisse que ressent le joueur manette en mains : celle d’un individu banal plongé dans un cauchemar claustrophobe de la fin à la fin.
We Love Cinema Toute l’information du cinéma en Belgique


