Pourquoi on cherche l’horreur…

C’est un phénomène presque aussi ancien que le septième art lui-même: on aime aussi se faire peur au cinéma. A coups d’horreur, de thriller, d’épouvante, voire, pour certains, de litres d’hémoglobine. L’horreur au sens large enfante des films parfois très rentables tandis que le nombre de sorties annoncées ne faiblit pas.

Rien que cette année, plusieurs films dont Knock at the Cabin (Une famille dans un chalet isolé est prise en otage par des terroristes pas regardants sur leurs méthodes.), Winnie the Pooh: Blood and Honey (Winnie et Porcinet se déchaînent à coups de lames diverses et variées), ou encore Megan et son influence signée Chucky, ont déjà récolté les faveurs des amateurs du genre. Suivront une flopée d’autres films d’ici la fin d’année.

 

Mais pourquoi ce style est-il autant plébiscité que productif ? Jason Blum, producteur de cartons genre Us ou la saga American Nightmare, tentait une explication dans les pages du magazine Première: « Il y a une énorme demande de cinéma d’horreur. Les gens adorent en voir à l’écran parce que ce n’est pas vrai, parce que ça ne leur arrive pas à eux. Il y a un côté cathartique à voir des histoires d’horreur qui sont fausses, alors que la vraie horreur se déroule en même temps derrière nos fenêtres. »

De son coté, Hugo Bottemanne, psychiatre, explique à France Inter que « Si nous aimons nous faire peur, c’est parce que nous sommes addicts aux sensations fortes. Plus précisément, les personnes qui adorent les films d’horreurs, les sports extrêmes, et d’autres choses du genre, ont, après chaque épisode de peur, un « shot » de dopamine. Et une fois la situation de peur passée, le cerveau va se mettre dans un état de repos, un état apaisé. Nous sommes donc accros aux hormones associées au plaisir. »

Et puis, le cinéma demeurant aussi une industrie: si un film d’horreur ne cartonne pas à chaque coup, le genre n’en reste pas moins très rentable, donc très prisé des producteurs. Puisque les coûts de fabrication sont généralement très bas alors qu’un long-métrage qui fonctionne bien peut faire sauter la banque. Quelques exemples ? Ca affiche une rentabilité de plus de 2000%, Jaws est à près de 8000%, Us a atteint 1200%. Tandis que le record du genre revient au Projet Blair Witch avec plus de… 400.000% de rentabilité.

Et là, on comprend que si le film d’horreur en fait cauchemarder certains, il en fait aussi rêver d’autres à la vue de la liste des nouveautés qui s’annonce. Insidious 5 (écrit par Jason Blum, justement.) et The Nun 2 arriveront cet été. Tandis que des suites à l’Exorciste, Saw et Paranormal Activity sont annoncées en automne. On signalera le buzz qui aimante les fans autour de ces annonces prouve la vigueur du genre. Bref, ça va saigner au box-office cette année encore !

 

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