3e Magritte du Cinéma
Nos pronostics (3/4)
Les Magritte techniques

On l’a vu hier et avant-hier : la question de savoir lequel des quatre films qui dominèrent le 1er tour de scrutin est capable de concrétiser son hégémonie initiale au palmarès reste floue.

Les Magritte techniques peuvent-ils départager les candidats? Rien n’est moins sûr. Car plusieurs longs métrages ayant accumulé moins de nominations peuvent très bien émerger dans quelques-unes de ces six catégories. C’est d’ailleurs souvent le cas.

 

[Pour rappel : nous n’exprimons pas ici nos goûts ou nos opinions.  En nous basant sur les critères les plus objectifs possible, nous tentons de deviner quels seront les vainqueurs des Magritte, samedi.]

 

 

 

La folie Almayer pourrait, par exemple, recevoir le Magritte de la meilleure image. Le travail de Remon Fromont et sa belle carrière pourraient lui permettre d’écarter Hichame Alaouie (L’hiver dernier) qui, comme lui, a sublimé les paysages qu’il a fréquentés pour le film. Même si Danny Elsen qui a donné à Dead Man Talking une étonnante dimension fantasmagorique n’a pas dit son dernier mot.

[lire la présentation de la catégorie sur le site des Magritte : ICI]

 

 

Pour le son, nos favoris sont Julie Brenta et Olivier Hespel pour L’Exercice de l’État. Déjà sacrés aux César, ils devraient faire le doublé.  Un doublé qui en annonce un autre pour le film de Pierre Schoëller qui peut également revendiquer le Magritte du meilleur costume grâce au travail de Pascaline Chavanne. L’air de rien, l’Exercice de l’État pourrait ainsi rafler trois, voire quatre récompenses. Pour une surprise (le film est une coproduction minoritaire), ce serait une belle surprise.

[lire la présentation de ces deux catégories sur le site des Magritte : ICI et ICI]

 

Quoi qu’il en soit, les trois premières catégories échapperaient ainsi aux quatre films leader qui pourraient néanmoins compter sur les trois autres sections pour se consoler.

 

Rayon musique, la compétition est très relevée. Face à DAAU (L’hiver dernier) et à Arne Van Gongen (38 témoins), il nous semble que Mobile Home part légèrement favori. La B.O. du film de François Pirot a été composée par le duo liégeois Coyote, mais aussi par Renaud Mayeur, François Petit et Michaël de Zanet et elle est fort réussie, légère, dans l’air du temps, collant parfaitement à l’esprit de cette comédie rurale. Elle devrait émerger devant deux candidats pourtant très solides qui offre des compositions époustouflantes, en adéquation avec les films qu’elles servent, donc peut-être plus austères.

[lire la présentation de la catégorie sur le site des Magritte : ICI]

 

 

Rayon décors, la nouvelle venue Alina Santos a effectué un travail formidable sur Dead Man Talking. Des films sélectionnés, c’est clairement celle qui a présenté le design le plus osé et spectaculaire. Sa concurrente principale devrait être Françoise Joset pour L’Envahisseur qui a transformé Bruxelles en une ville intrigante et arty.

 

Reste les monteurs où le titre devrait se jouer entre Ludo Troch pour  38 témoins et Sophie Vercruysse pour A perdre la raison. Petit avantage sans doute à la seconde, une fidèle de Joachim Lafosse qui jongle comme personne avec le rythme d’un film, lui donne sa respiration particulière et une partie de sa densité dramatique.

 

[lire la présentation de ces deux catégories sur le site des Magritte : ICI et ICI]

 

Si on peut tirer une conclusion de ces 13 premiers pronostics, c’est qu’aucun film de devrait avoir une emprise globale sur la compétition, le vainqueur final (A Perdre la Raison) devant sans doute « se contenter » de quatre ou cinq trophées. Ce qui serait finalement dans la lignée du palmarès de l’an dernier

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