Une chanson pour ma mère
J’irais bien refaire un tour…

« Ils sont venus, ils sont tous là…  » Et pourtant ils n’ont pas trop l’habitude de se fréquenter.

Car, « chez ces gens-là, on ne parle pas! »

Mais comme dans le tube d’Aznavour, elle va mourir la mama et chacun a décidé (d’essayer) de verser de l’eau dans son vin pour l’aider à passer le cap. De bonnes intentions exacerbées par la  benjamine de la smala qui veut offrir à sa grand-mère un ultime cadeau, le plus beau qu’elle puisse concevoir, un concert privé de son artiste préféré : Dave. Naturellement, amener le chanteur au chevet de la vieille dame ne sera pas une sinécure. Peut-être même faudra-t-il que la famille en vienne à des extrémités plutôt désopilantes.

 

[Christelle Cornil dans La Sortie]

 

Une chanson pour ma mère, qui a récemment obtenu le soutien de Wallimage, est le premier long métrage mis en scène par Joel Franka dont le premier court, La Sortie (regardez ici la bande-annonce) a attiré l’attention un peu partout. Il a remporté  second best film winner au  RHIFF à Toronto, le Best short movie award au Eugene international film festival en Oregon, le prix du meilleur montage au Sapporo short film festival (Japon), le Best narrative short movie Award au deadCenter Film Festival (Oklahoma city, USA), le prix d’interprétation masculine pour Herve Hiolle au festival « le court en dit long » à Paris  et au RHIFF de Toronto et finalement l’Artistic Vision Award au Aarhus film festival danois. Joël Franka a aussi signé pas mal de publicités, des documentaires et monté une impressionnante série d’émissions et de reportages pour la télévision.

 

Pour ce passage au long, il a choisi le registre de la comédie populaire et sensible. Il y dissèque des relations familiales plutôt tendues dans les Ardennes. Parce que dans cette région, on ne fait rien à moitié !

 » Ce sont des lieux et des gens que j’ai beaucoup fréquentés », explique Joel Franka. « Il est ici question de donner un aperçu différent, inattendu et de faire apparaître la facette comique de cet univers. Le fait que les personnages fassent tout cela par amour pour leur mère est ma façon de donner un ton « poétique » et décalé à l’histoire jusqu’à rendre leur passage à l’acte acceptable, voire évident ! Que l’on prenne plaisir à les voir s’empêtrer, mais qu’au final, on ait envie que la famille s’en sorte. »

 

Après une première phase d’écriture qu’il a menée seul, Joël s’est adjoint les plumes expérimentées de Benoît Mariage et de Gladys Marciano pour arriver à la version de son scénario qui va bientôt être tournée en Belgique.

Dans le rôle de Dave, on retrouvera Wouter Otto Levenbach. Alias Dave, donc. Mais oui. Après Johnny Halliday dans Jean-Philippe ou Michel Delpech qu’on verra prochainement dans A Sec, l’indémodable chanteur hollandais qui a failli incarner Van Gogh pour Pialat, débute enfin sur le grand écran. L’occasion de montrer au grand public qu’il peut jongler avec son image. Car le scénario ne l’épargne pas. Et l’opinion de la plupart des personnages sur son statut de « chanteur à midinettes » non plus. Ceux qui ne sont pas convaincus de son potentiel d’autodérision feraient bien de jeter illico un coup d’œil sur ce délirant clip des Fatals Picards dans lequel il campe un père… homophobe. Autre super idée : son agent en tournée sera interprété par Patrick Timsit trop discret ces derniers temps.

 

Pour donner vie à cette famille légèrement (euphémisme) dysfonctionnelle, le réalisateur et la production ont épinglé une étonnante brochette d’acteurs : François Damiens au volant de son corbillard de service ou d’un mobilhome (tiens, tiens) devrait à nouveau marquer les esprits. Il sera serré de près par quelques acteurs du terroir dont le nom doit être confirmé et une jeune actrice encore inconnue. Son recrutement a été  confié à ADK Casting. Au niveau de la production, Alizé Production (B) et Novak prod (B) ont conjointement scellé avec les Français de Bonne Pioche Cinéma un accord de coproduction.

 

Humoristique et poétique cette comédie très décalée revendique clairement son amour pour

Little Miss  Sunshine, un formidable road movie américain indépendant qui a également inspiré Matthieu Donck pour son Torpedo. Et Joel Franka de citer aussi Good bye Lenin! pour le côté absurde et décalé du « on va faire tout ce que l’on peut par amour (même s’il faut mentir un peu) »…

 

Le tournage commence le 16 avril et durera 39 jours, en Ardennes et à Bruxelles. Pour découvrir le film en salles, il faudra attendre au mieux, le début de l’année 2013. Mais d’ici là, promis, nous vous en parlerons beaucoup, souvent, et en images…

 

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