Réalisé par David Hertzog Dessites, le documentaire Il était une fois Michel Legrand, qui sortira ce 3 septembre en exclusivité belge à l’UGC Toison d’Or de Bruxelles, dresse le portrait intime du célèbre compositeur. Le film s’appuie sur des archives, des témoignages et des extraits de concerts pour retracer la carrière et la vie d’un virtuose. De plus, il ne se limite pas à une simple biographie, mais cherche à capturer l’essence de l’homme derrière la musique, révélant sa passion, son exigence et sa complexité. L’approche du réalisateur est de montrer Legrand dans sa vérité, loin de toute hagiographie, en présentant à la fois son génie musical et ses facettes plus humaines et parfois tempétueuses.
Un des moments les plus poignants du film est le suivi de l’ultime concert de Michel Legrand à la Philharmonie de Paris, après 75 ans de carrière. David Hertzog Dessites a filmé ce qui s’est avéré être le chant du cygne du musicien. Le film offre un regard unique sur la force et la détermination de Legrand, qui a continué à servir son art jusqu’au bout, malgré la maladie. Ce concert final est un témoignage de son énergie infinie et de sa dévotion à la musique, un thème central du film.
Bref, le documentaire Il était une fois Michel Legrand met en lumière la richesse de l’héritage de Legrand, qui a traversé les genres, du jazz à la musique de film, en passant par la chanson française. Le film montre aussi comment, de ses collaborations avec Jacques Demy à ses trois Oscars, Legrand a laissé une marque indélébile sur le cinéma et la musique à l’échelle mondiale. Pour les amateurs de musique et de cinéma, c’est une occasion de découvrir l’homme qui disait que « la musique, c’est la vie ».
La vie de Michel Legrand, le virtuose aux multiples facettes, est souvent brossée à travers ses œuvres les plus célèbres, des Parapluies de Cherbourg à L’Affaire Thomas Crown. Cependant, pour véritablement comprendre l’homme derrière la musique, rien ne vaut ses propres mots.
Parce que Michel Legrand ne se contentait pas de composer: il vivait la musique avec une intensité rare. Il a d’ailleurs souvent exprimé son amour pour l’aventure et l’absence de regret. Dans une interview pour Le Guardian en 2018, il se décrivait comme un « aventurier » dans la vie comme dans son travail, un homme pour qui la musique ne se résumait pas à de simples notes: « Je me suis jeté sur la musique toute ma vie. L’art, c’est l’intensité. Si on a la passion, on a tout », répétait-il souvent. Parce que, pour Legrand, la création était synonyme de liberté.
Issu d’une formation classique au Conservatoire de Paris, il a su briser les codes et explorer sans cesse de nouveaux horizons, du jazz (il a collaboré avec des légendes comme Miles Davis) à la comédie musicale. Il était un fervent défenseur de la liberté artistique, une idée qui transparaît dans son travail et ses paroles.
Il expliquait aussi qu’il ne pouvait pas composer sans s’immerger totalement dans le film. Il demandait à la production une copie du film et vivait avec, la regardant encore et encore, jusqu’à ce que, selon lui, « le film l’appelle et dicte ce qu’il devrait faire ».
Michel Legrand s’est envolé en 2019, mais son œuvre demeure. Et ce documentaire continuent de célébrer son génie et de faire revivre sa passion. Le réalisateur a d’ailleurs confié que Legrand avait une « intelligence artistique hors du commun, une intelligence qui n’avait rien d’artificiel ». Tout un programme à découvrir au cinéma ce 3 septembre, en exclusivité à l’UGC Toison d’Or!
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