Ernest et Célestine : avant-première 4 étoiles !

Pensé pour les enfants, Ernest et Célestine ne peut se découvrir qu’en situation, au milieu d’un jeune public. Histoire d’entendre les réactions, de sentir les vibrations. Et ce dimanche, elles furent excellentes.
Pour cette grande avant-première bruxelloise, les deux réalisateurs belges avaient naturellement fait le déplacement, flanqué de leur producteur Vincent Tavier. Vincent Patar et Stéphane Aubier ont ainsi pu expliquer avec leur habituelle modestie que le projet était né en France et que, pour une fois, ils s’étaient glissés dans les pénates d’autres créateurs. Mais avec quel talent !

 

Une demi-heure avant le démarrage du film, les abords du cinéma respirent déjà la fête… [toutes les photos par P.P.]

 

Car Ernest et Célestine est une vraie réussite. Plein de poésie (c’est évident dès la première image), mais aussi d’humour, le film réussit l’exploit de n’être jamais lourd ou gnangnan.  Et ça, on ne pouvait pas en jurer avant de l’avoir vu. L’expérience est du coup très agréable pour les adultes qui auraient pu craindre de n’être que les malchanceux accompagnateurs de leur progéniture.  Tous les parents savent de quoi on parle…

 

Des adultes et beaucoup d’enfants, quelques visages connus du cinéma belge avec ou sans leur progéniture, Ernest et Célestine a attiré la grande foule.

 

On connaît l’histoire de l’ours et de la souris devenus amis malgré tout  (voir ici la bande-annonce, ici quelques extraits et ici un premier article sur le film), une histoire simple et douce qui est ici réécrite sans aucune mièvrerie, avec beaucoup de modernité. Les nombreuses péripéties, l’attitude finalement peu politiquement correcte des deux sympathiques héros et le message de tolérance assez féroce pour une oeuvre destinée aux tout petits emportent l’adhésion. Daniel Pennac n’est pas le scénariste du long métrage, son premier, pour rien. Il réussit à s’adresser aux plus jeunes sans perdre le fil de ses convictions. Son coup de génie est d’opposer la xénophobie primaire de deux sociétés antagonistes (pas d’ostracisme unilatéral donc), paralysées par les mêmes peurs et les mêmes a priori stupides. Au risque de commettre chacune l’irréparable sur des individus qui n’ont rien de dangereux. Ils sont  juste différents. Du grand art !

 

Un dessin à colorier est remis à chaque jeune spectateur. Accompagné d’une carte postale. Enfin… Pas une simple carte postale… Car une fois rentré, on peut se connecter au site officiel et la placer devant sa webcam. On aura droit à une expérience de réalité augmentée.

 

Sur le plan technique, on est loin du travail habituel d’Aubier et Patar (Panique au Village, Pic Pic André…), mais la douceur du trait et une animation limitée, mais très réussie, montrent que ces deux-là sont à l’aide dans des registres où on ne les attendait pas forcément. Mention spéciale aussi à la musique envoûtante, jamais envahissante deVincent Courtois et au casting vocal, Lambert Wilson et la fille du producteur français, Pauline Brunner, en tête.

 

Autant dire que face aux longs métrages tapageurs du moment, Ernest et Célestine est la promesse d’une formidable bouffée d’air frais. Un film idéal pour les vacances qui s’annoncent. Il ne fera que des heureux…

 

 

Une file sans fin s’étend à travers les couloirs, chacun attend patiemment son tour; mais l’ambiance est très décontractée. C’est dimanche, c’est Noël avant l’heure.

 

Pas moyen de manquer la salle qui projette le film. L’itinéraire est savamment balisé de dizaines affiches.

 

Alors que les spectateurs se massent dans la salle, Vincent Patar, un des réalisateurs et son producteur Vincent Tavier attendent patiemment dans le hall.

 

La grande salle de l’UGC Toison d’Or est comble quand les réalisateurs font leur entrée.

 

Stéphane Aubbier (micro en main) s’est joint à Vincent Patar et à Vincent Tavier pour présenter le travail de l’équipe belge sur le film.  Pour savoir qui a fait quoi sur ce film, lire cet article

 

 

 

 

 

 

 

 

[Toutes les photos par Philippe Pierquin, utilisables gratuitement avec mention copyright PP/Cinevox 2012]

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