Anime Nation !

Créé y a plus de 30 ans, Anima est devenu, au fil des ans, un événement essentiel de la vie culturelle bruxelloise, un rendez-vous que les passionnés attendent avec ferveur, qu’ils habitent autour de la capitale ou beaucoup plus loin. Car ce festival du film d’animation et de dessins animés s’est taillé une impressionnante réputation internationale en accueillant de nombreux invités renommés et en proposant des œuvres, des expositions et des conférences novatrices. Non, ce n’est pas un hasard si Anima est aujourd’hui une des cinq manifestations majeures dans ce créneau très prisé à travers le monde.

 

 

En 2012, Anima se déroulera du 17 au 26 février à Flagey, mais également dans plusieurs villes belges. Les décentralisations les plus importantes ont lieu à Liège, Gand et Charleroi. Quelques séances sont accessibles à Mons et Namur. Plus de mille films ont été présentés aux sélectionneurs. De quoi augmenter encore la qualité moyenne et satisfaire les spectateurs, de plus en plus enthousiastes à pousser les portes du Flagey : quelque 35.000 personnes ont participé à Anima l’an passé. Les organisateurs espèrent faire au moins aussi bien cette fois.

 

[Gros-pois et Petit-point © les Films du Préau]

 

Pendant plus d’une semaine, les projecteurs des trois salles du Flagey tourneront à plein régime pour offrir aux aficionados la crème de la crème. Anima 2012 ce sont, huit programmes de courts métrages en compétition internationale, quinze  longs métrages internationaux inédits ici et trois programmes de courts métrages belges que personne n’a encore vus… Entre autres choses appétissantes.

 

La semaine prochaine, Anima mettra à l’honneur la Suisse et l’Espagne. De nombreux films et rencontres souligneront la richesse de ces deux pays en matière d’animation. Divers événements tels que des concerts et une expo viendront soutenir ces manifestations tout au long du festival.

Mais Anima est surtout  le rendez-vous des créateurs belges d’animation.

 

[Le Gruffalo © Le Parc Distribution]

 

Avant d’opérer ses sélections, le festival a reçu pas moins de 99 (nonante-neuf) courts métrages d’animation belge, un signe de vitalité indéniable. Vingt d’entre eux ont été retenus en compétition. Ils ont été réalisés par des professionnels, mais aussi par des étudiants issus des meilleures écoles d’animation du pays (RITS, Sint-Lukas, La Cambre, IAD, HEAJ, etc.). Mis côte à côte, ils offrent un aperçu plutôt exhaustif de l’originalité et de la diversité du cinéma d’animation belge. Un panorama regroupe dix-huit courts métrages supplémentaires (hors compétition), témoins de la foisonnante créativité de notre production. Enfin, pas d’ostracisme, une séance « open screenings » permet à tous les réalisateurs belges qui le souhaitent de montrer leur travail sur grand écran.

 

À côté de ces nouveautés, Anima reviendra sur les œuvres de quelques pionniers du cinéma d’animation « à la belge ». Le festival propose donc une rétrospective consacrée à Vincent Bierrewaerts qui sera présent. Cet artiste, diplômé de la Cambre animation en 2001, a obtenu des récompenses dans de nombreux festivals et cela dès son premier court, Le Portefeuille, qui a crée le buzz.

 

Anima mettra aussi en évidence le travail de Manuel Gomez. Ce plasticien est un autodidacte du cinéma qui réalise des films d’animation depuis près de trente ans.  Artiste prolifique, il pratique un décalage typiquement belge, à travers des films singuliers, parfois dérangeants, mais toujours marqués du sceau de l’expérimentation. Son œuvre sera montrée à la Cinematek.

 

Anima est en phase avec son époque: le collectif artistique Versus, issu du street art et des nouveaux médias, interviendra sur l’espace du Flagey et présentera une exposition. Autre sujet brûlant : le festival propose un atelier sur la sidaphobie, organisé avec l’aide du centre pour l’Égalité des Chances. Huit étudiants en animation (issus de la Cambre, du RITS, de la Haute école Albert Jacquard et du Hogeschool Gent KASK) tourneront un petit film traitant de ce sujet délicat. Il sera projeté lors de la soirée de clôture du festival.

 

On n’oubliera pas non plus Futuranima, un rendez-vous désormais très attendu. Cette année,  il s’axera autour d’une conférence « Un diplôme, et après ? » avec deux jeunes professionnels, des « open screenings » qui sont ouverts à toutes personnes inscrites préalablement ou le PechaKucha (« pitcher » un projet d’animation en vingt secondes) en collaboration avec la Maison des Auteurs (SACD/SCAM).

 

Plus la présentation d’un prochain long métrage de tout premier plan, dont nous vous reparlerons jeudi…

 

Visitez ici le site internet d’Anima

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