Dix ans après le choc The Wailing, le réalisateur sud-coréen Na Hong-jin a fait un retour très remarqué sur le devant de la scène internationale avec Hope (ou HOPE), sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes et sorti en salles récemment.
L’histoire se déroule dans le cadre isolé de Hope, un petit village portuaire sud-coréen. Alors qu’un vaste incendie de forêt ravage les environs et mobilise l’ensemble des renforts de la région, toutes les communications du village se trouvent soudainement coupées. Au poste de police local, les officiers Bum-seok et Sung-ae se démènent pour maintenir l’ordre et rassurer une population vieillissante face à la multiplication d’événements de plus en plus anormaux. Dans le même temps, Sung-ki, un jeune chasseur du coin, s’enfonce dans la montagne avec ses amis pour traquer une créature mystérieuse responsable de sanglants carnages. Ce qui s’annonçait comme une menace locale bascule rapidement dans le drame…
Pour porter ce récit, le réalisateur s’est entouré d’une distribution prestigieuse réunissant des têtes d’affiche du cinéma coréen et des figures majeures de Hollywood. On y retrouve donc Hwang Jung-min, collaborateur de longue date du cinéaste depuis The Wailing, aux côtés de Zo In-sung et de Jung Ho-yeon, révélée par la série Squid Game. À ce casting sud-coréen s’ajoutent les acteurs internationaux Michael Fassbender et Alicia Vikander, intégrant ainsi cette fresque ambitieuse au carrefour de deux mondes.
Hope confirme donc le statut de Na Hong-jin comme auteur intransigeant, offrant une expérience sensorielle singulière qui interroge nos peurs archaïques face à l’inconnu.
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