« The Riders »: Edward Berger délaisse les tranchées pour les méandres de l’âme…

Après le triomphe planétaire de À l’Ouest, rien de nouveau et le thriller politique Conclave, le réalisateur allemand Edward Berger confirme son statut de nouveau maître du cinéma européen avec The Riders. Adapté du roman culte de l’écrivain australien Tim Winton (publié en 1994), le film s’annonce comme un voyage psychologique intense et viscéral à travers l’Europe.

L’histoire suit Fred Scully, un homme travailleur et optimiste qui décide de refaire sa vie en Irlande. Il passe des mois à restaurer une vieille ferme isolée, attendant que sa femme, Jennifer, et leur fille, Billie, le rejoignent depuis l’Australie. Le drame bascule lorsque Fred se présente à l’aéroport : Billie descend de l’avion seule, en larmes, sans aucune trace de sa mère. Commence alors une traque désespérée à travers le continent (Grèce, Italie, France) où Fred tente de retrouver sa femme, tout en sombrant peu à peu dans une paranoïa destructrice.

Le cinéaste est connu pour sa capacité à filmer l’obsession et la décomposition morale. On retrouvera donc ce sens de l’image léchée, froide et pourtant chargée d’une émotion brute.

 Question casting, on retrouvera Brad Pitt dans le rôle principal. Il sera entouré de Michael Smiley (Bad Sisters), Danny Huston (The Aviator), et Ulrich Thomsen (Lanterns). Sans oublier l’actrice française Camille Cottin, qui prouvera qu’elle peut exister avec force face à un monstre sacré, tout en portant l’élégance et la complexité des personnages féminins de Tim Winton. « Le personnage de Camille est celui qui pose les questions qu’on refuse d’entendre. Elle est le lien entre le passé idyllique du personnage principal et la réalité brutale de sa situation actuelle », a expliqué Berger.

Le film, tourné dans plusieurs pays européens, est entré en post-production cette semaine.

Contrairement aux précédents films de Berger, souvent ancrés dans l’histoire ou la politique, The Riders est une œuvre intimiste. C’est une exploration de la trahison et de la limite entre l’amour et la possession. « Le film ne cherche pas seulement à savoir où est Jennifer, mais plutôt qui elle était vraiment, et pourquoi Fred a refusé de voir les fissures dans leur mariage », pointe encore Berger.

Sortie sans doute déjà fin de cette année…

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